2007.03.08
Pour savoir le moment de votre mort...
10:50 Publié dans Élucubrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mort, date, prévision, santé, obésité
2007.02.10
Comme l'envie de brûler un livre
Des paroles consommées, des paroles consummées. Vous pouvez m'expliquer pourquoi écrit-on avec autant de démesure? Serons-nous les seuls lecteurs de notre propre écriture, bientôt, parce que personne n'aura le temps de lire autre chose que sa propre production? Un hyper-narcissisme dans un univers hyper-connecté?
20:35 Publié dans Élucubrations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : open source, publicité, médias, blogs, journalisme, narcissisme
2007.02.06
Courts-métrage sympathiques
Un site fort sympathique, AtomFilms, offre plusieurs courts-métrage qui le sont tout autant. Parfois professionnels et aboutis, parfois un peu plus échevelés et à faibles moyens, généralemenet intéressants.
Je vous en suggère deux, très différents l'un de l'autre. Tapez-vous la publicité de 30 secondes qui les précède cela en vaut la peine.
Le premier raconte l'histoire d'un DJ ayant la capacité d'agir sur le cours de l'histoire, à rebours. Une illustration de l'effet papillon qu'a popularisé la théorie du chaos dans les années 1980-1990. "Spin" de Jamin Winans.
Le second, de Douglas Jordan, "80's ending", est une parodie hilarante des happy ending des films d'après-midi américains des années 1980.
17:45 Publié dans Élucubrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : court-métrage, AtomFilms, années 80, happy ending, DJ, théorie du chaos, effet papillon
2006.12.31
Jolis mots
J'ai parlé au mois d'avril dernier dans ce blog d'un livre magnifique (Parlez-vous Boro?), sur les langues en voie de disparition. Récemment, je suis tombé sur un livre tout aussi charmant: Les plus jolis mots du monde de Christopher Moore (Albin Michel, 2006). Il retrace quelques mots, locutions ou proverbes de langues vivantes ou mortes, rares ou communes, qui sont difficilement traduisibles - à tout le moins qui renvoient à des réalités moins présentes en français. Quelques exemples qui, pour certains, ne sont pas nécessairement une découverte, mais demeurent très beaux...
mamihlapinatapei (nom, Terre de Feu, p. 142): désigne "l'instant où deux personnes de chaque côté d'une table ou d'une pièce, échangent un regard durant lequel elles partagent quelque chose de privé et tacite [...] un silence très expressif"
uitwaaien (verbe, néerlandais, p. 31): "marcher dans le vent pour le plaisir"
schmooze (nom, Yiddish, p. 58): "un schmooze est réussi lorsque l'on crée avec quelqu'un des liens significatifs et authentiques, sans que cela ait forcément été planifié"
garam (nom, Singlish, p. 148): signifie "sel" en malais, mais en Singapourien prononcera, uniquement en embrassant son interlocutrice, "I'm so garam with you" en voulant dire "je pense constamment à vous"
dil baagh baagh ho-gaya (proverbe, ourdou et pendjabi, p. 115): "mon coeur s'est transformé en jardin", pour exprimer une très grande joie.
thambos (nom, Grec ancien, p. 124): "Ce mot résume, à lui seul, tous les sentiments mêlés qui accompagnent l'hébétement pétrifié que peut inspirer ce qui échappe totalement à notre compréhension"
denize girse kurutur (locution, Turc, p. 85): littéralement, "il sèche quand il entre dans la mer" pour: "il ne fait jamais rien comme il faut"
kvetchtz (nom, Yiddish, p. 58): "un soupir à fendre l'âme lorsque l'on se sent accablé par tous les malheurs du monde passé, présent et futur"
aporia (adj., Grec ancien, p. 124): exprime "cet état d'esprit assez désespérant [qui] consiste à se sentir complètement désemparé face au monde que l'on habite"
17:40 Publié dans Élucubrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : langues, mots, anciens, Moore, Christopher Moore, linguistique, mamihlapinatapei
2006.12.13
Décidément, bis
Non seulement Stéphane Dion devient chef du PLC lorsque je tourne le dos, mais en plus Pinochet crève sans souffrir. Ce monde va décidément de plus en plus mal...

07:39 Publié dans Élucubrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Pinochet, Willem, dictature, responsabilité, Chili
2006.09.12
Julie Steiner
l05:45 Publié dans Élucubrations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Dubuffet, Art brut, art, brut, Steiner, Julie, Julie Steiner
2006.09.11
Silence éternel...
Lorsque j'étais adolescent, je trouvais que Pascal était un fieffé peureux, lorsqu'il écrivait sa célèbre phrase: "Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie" (Pensées, éd. Brunschvicg, no. 206, éd. Lafuma no. 201). L'âge, ou la culture, ou la peur, ou l'expérience, m'ont raconté la profondeur de cette pensée.
En ce 11 septembre, je crois que - à plusieurs niveaux - cette phrase nous a tous traversé l'esprit. Nous sommes plus que jamais seuls dans l'univers. Seuls dans cet océan d'êtres humains. Seuls en nous même.
Mon grand-père avait cette phrase magnifique pour affronter la solitude métaphysique: ultimement, nous sommes seuls dans la vie comme devant notre copie d'examen. Fondamentalement seuls. J'ai l'impression que la prise de conscience écologique est une grande nouveauté dans l'histoire humaine, conjuguée avec les connaissances de l'astronomie. La menace environnementale totale nous amène à comprendre non seulement la fragilité de notre place dans l'Univers, mais l'absence parfaite d'issue de secours, même à long terme. Ce qui nous ramène à notre profonde solitude métaphysique. Il faut lire Tous les hommes sont mortels de Simone de Beauvoir - un mauvais roman - uniquement pour la dernière scène et l'obsession continue de son personnage principal, Raymond Fosca.
Fosca a bu une potion magique le rendant éternel. Avant de la boire, toutefois, il l'a testée auprès d'une petite souris. Depuis (puisque l'effet de la potion est réussi), il fait le même cauchemar: dernier être vivant après la destruction du monde, il tourne en rond sur une terre lisse et glacée comme l'acier, avec comme seul compagne la petite souris.
Nous sommes tous des Fosca...
20:50 Publié dans Élucubrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éternité, Pascal, infini, espace, temps, solitude, Pensées
2006.08.01
Un peu de douceur...
Avec cette guerre, on oublie la douceur. Changeons nous les idées, au loin de la torpeur. (Et puis mine de rien, là deux alexandrins. Enfin trois avec celui-ci.)
Tes pas, enfants de mon silence,
Saintement, lentement placés,
Vers le lit de ma vigilance
Procèdent muets et glacés.Personne pure, ombre divine,
Qu'ils sont doux, tes pas retenus!
Dieux! ...tous les dons que je devine
Viennent à moi sur ces pieds nus!Si, de tes lèvres avancées,
Tu prépares pour l'apaiser,
À l'habitant de mes pensées
La nourriture d'un baiser,Ne hâte pas cet acte tendre,
Douceur d'être et de n'être pas,
Car j'ai vécu de vous attendre,
Et mon cœur n'était que vos pas.(Paul Valéry, Charmes, 1922)
14:15 Publié dans Élucubrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2006.07.19
Désillusion
Réaction de Daniel de Roulet lorsqu'il apprend le rapt du petit-fils d'un grand industriel:
Dans des temps plus reculés j'aurais dit: les contradictions de classe de la bourgeoisie mèneront à l'inéluctable effondrement du système. Là, j'ai pensé simplement: pauvres petits cons. (Un dimanche à la montagne, Éd. Buchet Chastel, 2006)
21:10 Publié dans Élucubrations | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
2006.07.13
Arrêtez la planète je veux descendre
Une nouvelle guerre Israël-Liban.
Escalade nucléaire en Asie.
La France qui autorise le dépistage des déliquants à partir de l'âge de trois ans et renvoie les enfants "chez eux" (c'est où ça?).
Attentats à Bombay.
Et on ne me parle que de Zidane.
Arrêtez la planète je veux descendre.
16:40 Publié dans Élucubrations | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





