2007.02.25

Odeur

J'ai enfilé ce matin un beau chandail de laine qui appartenait à mon père. L'odeur de son parfum s'en est dégagé. Une autre partie de lui qui s'en ira doucement avec le temps. Notre présence au monde est constituée de bien des choses.

2006.12.10

Ianik à la plage

Héhé pendant qu'on se fait chier à la maison sous la neige/la pluie/la slush Ianik il est à la plage à La Rochelle sous 12 degrés et un beau soleil... Gnagnagna!

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2006.12.03

Décidément

Décidément, suffit que je tourne le dos queleques heures et vous faites des conneries... Pendant que je dormais tranquillement au-dessus de l'Atlantique, voilà que Stéphane Dion devient chef du PLC. Première bonne nouvelle pour Boisclair depuis une couple de semaines. Misère. À nous donner le goût de réentendre les discours de Paul Martin et/ou de Jean Chrétien et à nous ennuyer de John Turner...

Je crois que je ne rentrerai pas au pays, c'est trop déprimant. Surtout qu'à Lyon, j'ai une belle vue sur la Basilique de Fourvière, preuve en est:

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2006.12.01

Soirée de verglas

Soirée de pluie verglaçante à Montréal aujourd'hui...

 

 

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2006.11.27

Orphelin

Comment on dit ça déjà? Ha oui:

Décédé le 24 novembre 2006, il laisse dans le deuil sa femme et son fils...

 

Gnagnagna.

Il y a aussi la variante laïcisée de l'immortalité de l'âme:

Bien que son corps nous ait quitté, il demeurera vivant dans nos souvenirs...

 

Ouais. Pas tout à fait faux. En fait, stricto sensu, c'est parfaitement vrai. Mais ça l'était aussi la veille de sa mort: il vivait, entre autres, dans nos souvenirs. Tentative bien vaine d'édulcoration de la véritable mort. Il n'a jamais été question que la mort d'un corps entraîne la mort du souvenir dans l'esprit des autres. Un enfant de huit ans est capable de comprendre ça.

Et un enfant de huit ans a probablement un rapport plus concret, plus physique à la mort que bien des adultes qui se bouchent les yeux devant l'inéluctable. Pas pour rien qu'ils soient terrifiés, les enfants, devant la mort. Ils comprennent instinctivement ce qu'elle représente.

Selon nos expériences, la mort présente bien des visages. Parfois insupportablement violente - l'enfant assassiné. Parfois "naturelle" - la vieille dame de 90 ans s'éteignant dans son sommeil. Souvent déchirante. Toujours douloureuse pour ceux qui aimaient.

La mort pour moi c'est un papa joufflu, rieur, bon vivant, excentrique, curieux de tout, habile sculpteur, amoureux depuis toujours de ma mère, liseur intempestif, père attentif et fier, ronchonneur au coeur tendre. Qui est devenu trop rapidement un petit vieillard de 60 ans rabougri, triste et en colère contre lui-même, qui ne pouvait plus ni boire ni manger ce qui lui plaisait, coincé dans sa jaquette d'hôpital bleu poudre, ne s'intéressant à plus rien, trop faible pour même penser à dessiner un nouveau projet de sculpture, contraint de prendre ma mère d'un seul bras, étendue tant bien que mal sur son lit d'hôpital ouvert à tous vents, n'ayant ni l'intérêt ni la force de lire seulement les grands titres des journaux, n'étant plus en mesure de suivre les projets de son fils, n'ayant même plus la force pour râler contre le Pape ou l'imbécilité généralisée de notre monde.

La mort pour moi ce n'est même pas mon père dont il ne restait que l'ombre de lui même - son ombre était immense, alors qu'il n'en restait qu'un petit filet de grisaille. C'est son corps émmacié de plaques bourgognes, trace des je ne sais combien d'injections. C'est ses jambes presqu'aussi maigres que mes bras, alors qu'elles tiraient naguère des troncs d'arbres plus gros que moi. C'est ses yeux creusés par la fatigue du combat contre la maladie. C'est un sourire qui est trop douloureux à esquisser, car ça lui pompe trop de sang. Ce sont les spasmes de sa respiration dans le coma, alors que ses poumons ne répondent qu'avec automatisme à un surplus de gaz carbonique par un appel d'oxygène violent. C'est un papa gros comme un espoir déchu dans un lit d'hôpital, entubé et branché sur des solutés, la bouche ouverte qui râle tout doucement parce que son cerveau il ne lui envoie pas le message de la fermer cette bouche, que c'est pas très chic, franchement, d'avoir la bouche ouverte, et j'ai ma mère qui lui donne un baiser sur sa bouche béante comme un enfer. Qui me dit: tu sais, ton père il a réagit ce matin lorsque je l'ai embrassé - quand réagir, c'est changer subtilement de rythme respiratoire.

La mort pour moi c'est mon père qui n'est plus là pour me retrouver cette citation que je cherche depuis des jours, qui n'est plus là pour écrire des petits mots doux à ma mère encore et toujours après 42 ans d'amour, qui n'est plus là pour râler contre Bush, le Pape et tous les esprits obtus de la Terre, qui n'est plus là pour terminer une sculpture inspirée du "Cri" de Munch, qui n'est plus là pour cuisiner des heures des repas spectaculaires, qui n'est plus là pour faire le tour des librairies d'occasions partout dans le monde à la recherche DU livre sur Perec ou Dalì, qui n'est plus là... pour être mon père.

La mort, c'est mon père qui n'est maintenant qu'un petit tas de cendres. Ces bras qui m'embrassaient timidement mais chaleureusement, ces cuisses sur lesquelles il m'a fait galopper il y a bien longtemps, cette poitrine sur laquelle je me suis endormi d'innombrables fois, cette bouche qui soufflait chaudement dans mon oreille pour soulager mes otites, ces yeux taquins dont j'ai été le complice, ne sont plus qu'un misérable tas de poussières. Après un séjour de deux ou trois heures à 1000 degrés celsius, elles sont maintenant dans une petite boîte de PVC noir de 8" x 3.5" x 6". Mon père est dans une boîte de plastique.

C'est ça la mort, shit. 

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www.MarioMarcil.org 

2006.10.13

Art brut, on repassera

Je désirais visiter la fameuse collection de l'Art brut à Lausanne. Ce jeudi ensolleillé nous a toutefois convaincu de réaliser une petite escapade au grand air.

Nous, c'est Émilie...

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et moi qui sommes allés visiter l'ami Bertrand...

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Du coup, traversée du Lac Léman de Lausanne à Évian.

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Puis balade et bon temps à Évian. L'Art brut attendra...

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2006.09.17

Mon amie Élise!

Mon amie Élise a son blog photographique sur www.elisedesaulniers.com. Allez-voir, c'est plein de belles choses.

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2006.07.04

Pas mal fier

Mononc' i'est pas mal fier...

 

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2006.04.26

Le 25 avril est maintenant une date importante

Le jour de mon anniversaire est décédée Jane Jacobs, née en 1916. Née aux États-Unis, elle demeurait à Toronto. Elle a suivi une scolarité éclectique. Son travail se situe aux limites de l'urbanisme, de l'économie, de la sociologie et de l'histoire. Elle a écrit un livre important, Les Villes et la richesse des nations. Ce livre, je l'ai lu au début de mon bac et il m'a beaucoup marqué. J'ai, à cette époque, correspondu avec elle. D'une grande générosité, d'une immense culture et d'une splendide noblesse d'âme, elle m'avait envoyé des articles de journaux et des pistes de lecture.

Malheureusement, à cause de son éclectisme, elle n'a jamais été reconnue dans aucune sphère universitaire (lesquelles elle n'a jamais intégré), ni des études urbaines, ni des sciences économiques. Sans doute parce qu'elle était trop cultivée, ouverte, hétérodoxe et accessible. À l'opposé de la production de modèles mathématiques abstraits et économétriques totalement abscons pour le commun des mortels, elle a créé une pensée libre, accessible et pratique.

Elle aurait sans doute fait sien ce mot de Diderot:

"Le philosophe spéculatif ressemble à celui qui regarde du haut de ces montagnes dont les sommets se perdent dans les nues: les objets de la plaine ont disparu devant lui; il ne lui reste plus que le spectacle de ses pensées, et que la conscience de la hauteur à laquelle il s'est élevé, et où il n'est peut-être pas donné à tous de le suivre et de respirer." (Diderot, Pensées sur l'interprétation de la nature, §40).

 

Jane, vous nous avez au contraire donné à tous la possibilité de vous suivre et de respirer vos idées.

2006.03.27

Le monde à l'envers

Dans un des pays les plus riches du monde, à tous les points de vues, une école primaire de Montréal (quand même une des deux métropoles dudit pays) est tellement sans moyens que ses élèves doivent vendre des tablettes de chocolat pour financer l'achat de pupitres... Quand on parle de priorités.

http://www.cyberpresse.ca/article/20060327/CPACTUALITES/6...

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